À la rencontre de… La Maison de l’Ambassadeur

Portrait de la dame de ces lieux

C’est avec un engageant « Bienvenue à La Maison de l’Ambassadeur ! » que la porte s’ouvre devant nous. Un regard bleu espiègle entouré de lunettes d’un vert flamboyant nous sourit.

La maîtresse de maison, Madame Clément, que l’on appellera Alice car elle « ne connait pas Madame Clément », apparaît comme un personnage haut en couleur et présage que les lieux qui vont être découverts lui ressemblent.

 

 

 

Pause gourmande

Une fois invitées à entrer dans le salon et à partager autour de la table basse une pause gourmande maison accompagnée d’un thé préparé dans la plus pure tradition du « tea time », nos yeux sont immédiatement transportés dans l’univers très personnel des hôtes.

Devant nous s’exposent tableaux harmonieusement posés sur les murs, souvenirs de voyages, objets chinés ou collectionnés depuis l’âge de 5 ans.

« Et si je vous disais que j’aime ma maison… »

Une des nombreuses collections de la maison

« À la suite de plusieurs séjours en Saintonge Dorée où le climat y est doux, où la ville tutoie la campagne, je suis, comme disent les Canadiens, tombée en amour de Saint-Jean-d’Angély, ville riche en patrimoine. Habitant un appartement à Paris, je rêvais d’avoir une maison 18ème, de m’occuper de fleurs, d’instaurer un autre rapport avec les gens. J’ai toujours aimé avoir beaucoup de contacts, recevoir, partager ».

Il y a trois ans et après un an de recherche, c’est au hasard d’une balade dans la ville qu’ils découvrent cette maison.

Sa visite déclenche un coup de foudre immédiat.

« La lumière saisissante, les volumes et le jardin ont tout de suite révélé son potentiel, malgré les gros travaux qu’il a fallu réaliser pendant un an. »

Ce n’est que par la suite qu’ils apprennent l’histoire romanesque de cette maison de famille de 1868 qui fut, pendant plus d’un siècle, la demeure des Marchat. Un des enfants, Henry fut d’abord Diplomate puis Ministre plénipotentiaire au Maroc et occupât les lieux jusqu’en 1991.

Madame Clément, portée par le projet d’ouvrir une chambre d’hôtes baptisée « La Maison d’Alice », découvre que la demeure est connue des habitants du quartier comme « La Maison de l’Ambassadeur ». Le nom est ainsi tout trouvé !

Le mur des femmes

Et pour cette historienne, ancienne étudiante à l’École des Arts de la Sorbonne, baroudeuse qui a traversé le Moyen-Orient, l’Afrique du Nord et appris l’arabe, la maison devient l’expression de sa ou plutôt de ses passions.

Chaque pièce, chaque mur illustre un thème : ici le mur des femmes, là le mur des voyages, là encore celui des paysages marins, ou rend hommage à des personnalités : le fameux Henry Marchat dans le vestibule ou la chanteuse lyrique Rachel dans la spacieuse chambre parentale agrémentée d’un ciel de lit.

Il n’y a pas un tableau, pas un objet qui n’ait son histoire, qui n’évoque un souvenir. Les styles à l’intérieur de cette maison au caractère 19ème sont subtilement mélangés, « rien n’est fait au hasard, chaque chose est à sa place » et vit dans des univers élégants, uniques et surprenants. Pas étonnant donc qu’Alice aime y accueillir ses hôtes et en prendre soin.

« J’aime les gens. Les écouter, les choyer, les dorloter est un vrai plaisir ».

« La chambre Rachel »

Son talent naturel pour la convivialité et l’art de vivre à la française qu’elle distille dans chacune de ses attentions avaient déjà passé les frontières lorsqu’elle accueillait des hôtes dans son pied-à-terre parisien. Un Australien qui y avait séjourné avait alors écrit dans The Sydney Morning Herald que « la cerise sur le gâteau c’est l’hôtesse ».

 

 

La réputation n’est donc plus à faire.
Les Ambassadeurs, finalement, ce sont eux Alice et Philippe !

© texte CP-OTSD
©photographies CP-OTSD, AP-OTSD, Maison-de-l’Ambassadeur

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